Agriculture/alimentation

Ils ont nourri les Français pendant les confinements. Il y a cinq ans les agriculteurs ne demandaient qu’une seule chose : pouvoir vivre de leur travail. C’est avec eux que depuis 5 ans nous avons travaillé à améliorer leurs conditions de travail et construire notre souveraineté alimentaire.

Ce qui a changé pour vous

  • Les agriculteurs sont mieux payés. L’élaboration des prix se fait désormais en prenant en compte les coûts de production agricole. Leur retraite aussi est assurée, avec un minimum de 1035 euros par mois, contre 855 en moyenne auparavant.
  • Les agricultrices bénéficient désormais d’un congé de 8 semaines en cas de grossesse, comme les salariées. Les retraites des conjoints collaborateurs augmenteront également de 100 euros par mois en moyenne.
  • Tout est fait pour sécuriser financièrement les agriculteurs : les aides de la politique agricole commune (PAC) sont enfin versées en temps et en heure et ils vont pouvoir bénéficier d’une assurance récolte en cas d’aléas climatiques exceptionnels.
  • D’ici la fin de l’année, la restauration collective publique devra servir 50% d’aliments bio, locaux ou sous signe de qualité, servir un repas végétarien hebdomadaire et réduire les plastiques.
  • Les agriculteurs sont accompagnés pour moderniser leur exploitation de manière à mieux prendre en compte les enjeux environnementaux et de bien-être animal.
  • Les pesticides sont beaucoup moins utilisés. Il ne s’agit pas d’être dogmatique, mais de proposer des alternatives meilleures pour l’environnement, quand elles existent. En 5 ans, les ventes des produits phytosanitaires les plus dangereux ont diminué de 93% !

Pour que les agriculteurs et les agricultrices puissent enfin mieux vivre de leur travail et avoir une retraite décente

Des relations mieux équilibrées entre les agriculteurs, les intermédiaires et la grande distribution, pour une meilleure rémunération

  • La rémunération des agriculteurs est mieux protégée, car le prix des matières agricoles est maintenant sanctuarisé lors des négociations entre industriels et distributeurs, et des mécanismes de transparence du prix payé au producteur sont en place.
  • Les contrats de trois ans minimums entre l’agriculteur et le premier acheteur sont aujourd’hui généralisés, avec des prix basés sur les coûts de production. Ces contrats doivent contenir une clause de révision automatique des prix en fonction des coûts de production.
  • Une expérimentation de « tunnels de prix » a été lancée, notamment pour protéger les agriculteurs avec des prix planchers selon un modèle innovant.

Une meilleure protection pour les agriculteurs et les agricultrices, tout au long de la vie

  • Les agricultrices bénéficient désormais d’un congé de 8 semaines en cas de grossesse, comme toutes les salariées.
  • La retraite de ceux qui ont passé leur vie à travailler pour nous nourrir est aujourd’hui plus juste. Depuis l’an dernier, la retraite minimale des chefs d’exploitations ayant effectué une carrière complète a été revue à la hausse pour atteindre 1035 euros. 200 000 agriculteurs ont pu bénéficier d’une hausse de 100 euros par mois en moyenne, soit l’équivalent d’un treizième mois.
  • Les conjointes et conjoints d’agriculteurs, qui contribuent eux aussi à la tenue des exploitations agricoles, vont voir leur pension augmenter. En 2022, cette mesure bénéficiera à 214 000 pensionnés, dont 70% de femmes. Pour une carrière entière en tant que conjoint collaborateur, les pensions augmenteront de 100 euros par mois en moyenne.

Face aux risques climatiques, les agriculteurs sont mieux protégés

  • Grâce au Plan Gel, 1 milliard d’euros a été mobilisé en 2021 à la suite des épisodes de gel exceptionnels qui ont durement touché nos agriculteurs, pour qu’ils puissent être correctement indemnisés et accompagnés.
  • Face aux aléas météorologiques, les agriculteurs étaient trop souvent démunis, et pouvaient être durablement fragilisés. Ils seront désormais mieux protégés, grâce à l’assurance récolte. D’abord, par un volet fiscal, grâce à l’épargne de précaution mise en place dès 2019. Ensuite, à travers une refondation du système d’indemnisation des aléas climatiques qui s’appliquera dès l’an prochain.

Pour accompagner la transition de notre modèle agricole

Un modèle plus adapté : des circuits plus courts et des exploitations plus diversifiées

  • Les agriculteurs souhaitant diversifier leurs revenus en produisant de l’énergie ont pu bénéficier du plan de simplification administrative pour l’installation d’énergies vertes. La production de gaz vert (biogaz) s’est fortement développée, et a été facilitée par un nouveau cadre juridique.
  • La création de 300 projets alimentaires territoriaux (PAT) a permis de soutenir les circuits courts et la relocalisation de notre agriculture, grâce à une multiplication par vingt du budget pour atteindre 80 millions d’euros.

La transition agroécologique des exploitations agricoles se poursuit

  • Plus de 50 000 agriculteurs sont engagés dans une démarche certifiée de transition agroécologique, soit près de 50% de plus qu’en 2017. Ils représenteront bientôt près de 15% des agriculteurs et la France est la première surface Bio de l’Union européenne.
  • Les pesticides sont aujourd’hui beaucoup moins utilisés. Il ne s’agit pas d’être dogmatique, mais de proposer des alternatives meilleures pour l’environnement, quand elles existent. En 5 ans, les ventes des produits phytosanitaires les plus dangereux ont diminué de 93% !
  • Le glyphosate n’est plus utilisé que lorsqu’il n’y a aucune alternative : lorsque son interdiction conduirait à la mort des filières concernées. L’État investit massivement pour trouver ces alternatives, et c’est aussi le cas pour les néonicotinoïdes.7 millions d’euros de fonds publics sont consacrés à la question des néonicotinoïdes dans la filière betterave, pour un budget global de 20 millions d’euros consacrés à la recherche d’alternatives aux néonicotinoïdes à l’horizon 2024.
  • Un taux de 50% de produits bio, durables ou sous label de qualité dans la restauration collective publique est déjà obligatoire, et le sera dans les restaurants d’entreprises d’ici 2024.
  • La nouvelle politique agricole commune (PAC) privilégie une approche stratégique avec des obligations de résultats pour bénéficier des aides publiques.

La lutte contre l’artificialisation des sols et pour la préservation du foncier s’intensifie

  • L’arrêt de plusieurs grands projets ayant pour conséquence une artificialisation est acté : l’aéroport Notre-Dame-des-Landes, le centre commercial EuropaCity, l’extension de l’aéroport Charles de Gaulle ou le projet minier Montagne d’Or en Guyane ne verront pas le jour.
  • La reconversion des friches et zones industrielles a été soutenue à un niveau sans précédent pour éviter la bétonisation des terres agricoles et des espaces naturels, avec un fonds de 750 millions d’euros issu du plan de relance.
  • La construction de nouveaux centres commerciaux sur des sols naturels a été interdite.
  • Le rythme d’artificialisation des sols doit être divisé par 2 pour les 10 années à venir, avec un objectif de zéro artificialisation nette des sols en 2050.
  • 50 millions d’arbres seront replantés pour repeupler 45 000 hectares de forêts grâce à 200 millions d’euros du plan de relance.
  • Le « plan protéine » a été mis en place pour doubler les cultures riches en protéines, comme le soja, d’ici 2030. En plus de lutter contre la déforestation importée, ce plan contribue à notre souveraineté et à créer de nouveaux débouchés pour nos agriculteurs.

Pour protéger l’exception agricole et alimentaire française en valorisant la qualité sanitaire, environnementale et nutritionnelle de nos produits

Les consommateurs sont désormais mieux informés sur la qualité et l’origine des produits, grâce à une meilleur transparence

  • L’étiquetage de l’origine est désormais renforcé, en particulier pour les viandes, le miel, et certains produits à forte composante agricole.
  • Avec le Nutriscore, qui note les produits de A à E en fonction de leur qualité nutritionnelle, il est plus facile de choisir ses produits pour avoir une alimentation équilibrée.
  • Une expérimentation de l’affichage environnemental a été mise en place.
  • D’ici deux ans, 60% des produits « viandes et poissons » devront être durables ou sous signe d’origine et de qualité, pour tous les restaurants collectifs publics et privés – et 100% dans les restaurants collectifs de l’État.

La lutte contre le gaspillage est un combat de chaque instant

  • Les supermarchés et la restauration collective doivent réduire le gaspillage de moitié d’ici moins de trois ans. Cette obligation s’appliquera également aux restaurants, qui sont déjà tenus de fournir des contenants à emporter pour les clients.
  • Le don de produits alimentaires aux associations est facilité, grâce à l’assouplissement des règles pour la restauration collective et l’industrie agroalimentaire.
  • La vente en vrac devient progressivement une habitude, les grandes surfaces devront proposer au moins 20% de produits en vrac d’ici 2030.

La sécurité alimentaire continue de se renforcer

  • L’utilisation du dioxyde de titane dans les denrées alimentaires a été interdite.
  • Dès 2019, la stratégie de lutte contre les perturbateurs endocriniens a été accélérée, en particulier en renforçant l’information du public, en finançant la recherche pour remplacer ces produits chimiques et mieux comprendre leurs effets, et en participant à la révision du cadre européen.
  • Les huiles minérales dangereuses pour la santé sont interdites d’utilisation sur les emballages alimentaires.

Pour garantir le respect du bien-être animal dans l’agriculture

  • La castration à vif des porcelets a été interdite et 2022 sera l’année de la fin du broyage des poussins mâles, ce qui est une première dans le monde.
  • 300 bâtiments d’élevage ont été modernisés.
  • Il n’y aura bientôt plus de nouveaux bâtiments pour l’élevage des poules pondeuses en cage.
  • Un référent « bien-être animal » devra être désigné dans chaque élevage, avec une obligation de formation.
  • 130 abattoirs ont été modernisés sur l’ensemble du territoire grâce à un investissement record. Près de 50 abattoirs sont déjà équipés de vidéosurveillance.

Pour préserver l’excellence de nos filières et maintenir l’attractivité de l’emploi agricole

  • « Entrepreneurs du vivant » : une campagne innovante a été lancée, pour mieux faire connaître aux jeunes les métiers agricoles et ceux du paysage, de la forêt, de la pêche ou encore de l’agroalimentaire.
  • En plus des dispositifs accessibles à toutes les entreprises, des soutiens spécifiques à l’agriculture, à l’agroalimentaire, à la forêt et à la pêche ont été mis en place, à hauteur de 230 millions d’euros.
  • En sortie de crise, France relance a débloqué 1,4 milliard d’euros pour l’agriculture, les agriculteurs et les consommateurs : filière bois, conversion des agroéquipements, modernisation des abattoirs, amélioration du bien-être animal en élevage, développement des protéines végétales.
  • Malgré la crise, notre gastronomie a été préservée. Grâce au fonds de solidarité de 10 milliards d’euros, à l’exonération des charges sociales représentant 2 milliards d’euros, à l’activité partielle, au chômage partiel, aux prêts garantis par l’État (PGE), ou encore à la protection des travailleurs saisonniers, ce poumon économique et culturel de la France a tenu le choc pendant la crise.
  • Un centre d’excellence de la gastronomie française va ouvrir ses portes dans la région lyonnaise, afin de défendre et promouvoir les métiers culinaires.
  • En 2020, un institut de recherche de premier plan pour l’innovation et la recherche dans l’agriculture, l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) a été créé. Issu de la fusion de deux organismes de recherche, il aura pour but d’accompagner les agriculteurs face aux nombreuses transformations auxquelles ils sont confrontés.
  • Le lancement de la French Agri Tech finance le développement de l’innovation agricole, grâce à une enveloppe de 200 millions d’euros sur 5 ans.
  • Afin d’engager toute notre agriculture dans la voie de la troisième révolution agricole, le plan d’investissement France 2030 engagera plus de 2 milliards d’euros pour accélérer en matière de numérique, de robotique et de génétique.
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