Je signe l’Appel pour une #AssembléeVélo

Pour défendre et promouvoir le vélo comme mode de déplacement du quotidien, j’ai décidé de soutenir l’appel pour une #AssembléeVélo, lancé par l’Alliance pour le vélo. J’adhère à l’esprit de cette charte et me retrouve globalement dans les trois mesures phares qu’elle propose :

  • Doubler le réseau cyclable actuel durant le prochain quinquennat ;
  • Inciter à la pratique du vélo pour tous ;
  • Rendre la pratique du vélo et de la marche agréable dans tous les territoires.

Le renforcement du plan vélo national apparaît aujourd’hui comme une nécessité, tant il faut désormais passer d’une logique d’itinéraire cyclable à une logique de réseau. Ce maillage doit permettre d’interconnecter les itinéraires existants, de relier nos communes entre elles, de raccorder les bassins d’emploi (zones artisanales, industrielles et commerciale) à nos lieux de vie et de faciliter l’intermodalité.

Cet engagement pour le développement du vélo, c’est l’engagement d’un député cycliste, « vélotafeur » même. Le vélo constitue en effet mon principal mode de déplacement dans notre circonscription, de Cronenbourg à Reichstett. J’ai ainsi parcouru quelque 20.000 kilomètres au cours de la législature qui s’achève, sans compter mes déplacements à vélo dans Paris.

En sillonnant ainsi notre circonscription, j’ai pu me rendre compte de l’importance du vélo comme mode de déplacement pour un nombre croissant de nos concitoyens – y compris en dehors des centres-villes. Il subsiste néanmoins de nombreux freins au développement de la pratique quotidienne du vélo : vols, aménagements dangereux, difficultés à combiner vélo et transports en commun, par exemple.

Fort de cette expérience de terrain, j’ai souhaité m’emparer de ce sujet au cours de la législature qui s’achève, aux côtés de certains de mes collègues de la commission du développement durable. Dans le cadre du projet de loi d’orientation des mobilités et du projet de loi de Lutte contre le dérèglement climatique, j’avais ainsi cosigné un ensemble d’amendements renforçant notre action pour le développement du vélo en France – la plupart adoptés. Ces amendements, pour certains issus des acteurs du vélo en France, visaient notamment à favoriser le développement des maillages intercommunaux, à améliorer la sécurité des cyclistes ou encore à renforcer le stationnement sécurisé des vélos. Ce n’est bien évidemment pas suffisant.

D’un niveau encore très faible à l’échelle nationale – autour de 3 % – la part des trajets effectués à vélo est en constante augmentation ces dernières années (+28 % entre 2019 et 2021). Si l’État accompagne et encourage ce développement, grâce au plan Vélo national, aux dispositions de la loi d’orientation des mobilités et au « coup de pouce » vélo à la suite du confinement, il faudra encore pédaler beaucoup si l’on veut atteindre l’objectif fixé par l’État de 9% de déplacements à vélo en 2024 – et plus encore par la suite, on l’espère.

Je signe cet appel avec une vision claire de la place que doit revêtir le vélo dans les politiques publiques de mobilité urbaine et interurbaine, aux côtés des transports publics. Aujourd’hui, face aux enjeux du réchauffement climatique et de la pollution atmosphérique, face également à la nécessité de lutter contre la sédentarité en promouvant une activité physique régulière, face aussi à la problématique du pouvoir d’achat, le retour d’une « culture cycliste » apparaît de plus en plus urgente. Il ne s’agit pas de revenir vers le passé et une époque révolue, mais bien d’inventer une nouvelle relation à la ville et à la mobilité.

À ce titre, le vélo électrique – ou plus exactement le vélo à assistance électrique – constitue une alternative crédible à la voiture pour une grande part de nos déplacements du quotidien. De cette révolution en matière de déplacements urbains et interurbains, nous commençons à peine à mesurer l’ampleur et l’impact sur nos besoins en matière de voirie. C’est ma volonté de l’accompagner, dans notre circonscription et partout en France.

En complément des enjeux d’infrastructure, la sécurité à vélo apparaît également comme une de mes priorités, face à la multiplication des agressions de cyclistes sur la route. J’entends ainsi agir afin que les agressions à l’encontre des cyclistes soient plus sévèrement punies que les accidents et promouvoir le respect dans l’espace public de tous les usagers, en particulier les plus fragiles : piétons, cyclistes, trottinettes.

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